Les enseignants du territoire de Mwenga, dans la province du Sud-Kivu, accusent déjà deux mois d’arriérés de salaire. Une situation qui provoque une vive indignation au sein du bureau local de la société civile, lequel appelle les autorités à instaurer sans délai un mécanisme de paiement direct via Mobile Money ou par voie bancaire, à travers la Banque Centrale du Congo (BCC).
Dans une déclaration parvenue à L’Essentiel, le président de la société civile de Mwenga, Lungelo Itebo Samuel, dénonce les lourdes conséquences de ces retards sur les conditions de vie des enseignants, déjà confrontés à de nombreuses difficultés socio-économiques.
« Les enseignants traversent une période très difficile. Beaucoup ne parviennent plus à subvenir correctement aux besoins de leurs familles. Il est urgent que leurs salaires soient versés de manière directe et transparente », a-t-il déclaré.
Selon lui, la mise en place d’un système de paiement numérique ou bancaire permettrait non seulement de réduire les lenteurs administratives, mais aussi de limiter les risques de détournement et de garantir que chaque enseignant perçoive l’intégralité de sa rémunération.
Des enseignants à bout de souffle
Contactés par L’Essentiel, plusieurs enseignants de Mwenga expriment leur lassitude face à cette situation qui perdure.
« Deux mois sans salaire, c’est très éprouvant. Nous continuons à enseigner, mais nos familles vivent dans l’angoisse », confie un enseignant du centre de Mwenga.


