Le renouvellement de la classe politique, la promotion du dialogue entre les principaux acteurs politiques et le respect des échéances électorales de 2028 constituent les principales préoccupations du Bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu. Dans un contexte marqué par des tensions politiques persistantes et une situation sécuritaire préoccupante, cette structure citoyenne appelle à préserver le processus démocratique et à faire des prochaines élections une priorité nationale, sans compromettre le calendrier établi.
Pour son président faisant fonction, Jean Samy Takimbula, le renouvellement de la classe politique constitue un enjeu majeur pour l’avenir du pays. Il considère que l’alternance des acteurs à la tête des institutions pourrait offrir à de nouvelles compétences l’occasion de mettre leur savoir-faire au service de la gouvernance et du développement national.
Dans cette perspective, il souligne que les tensions politiques et les défis sécuritaires ne sauraient, à eux seuls, justifier un report du processus électoral. Il invite ainsi la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à se conformer au calendrier officiel et à prendre, en temps utile, les mesures nécessaires à la préparation des prochains scrutins.
Sur le front politique et sécuritaire, Jean Samy Takimbula lance également un appel à la responsabilité au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et à son prédécesseur, Joseph Kabila Kabange. Il les encourage à privilégier la concertation et à rechercher un compromis susceptible de contribuer à l’apaisement du climat politique et à la résolution de la crise que traverse le pays.
Selon lui, la restauration d’un environnement pacifique demeure un enjeu important pour permettre aux Congolais de se rendre aux urnes dans des conditions favorables en 2028. Le dialogue entre les principaux acteurs politiques apparaît ainsi, à ses yeux, comme une voie à privilégier pour réduire les tensions et préserver les perspectives électorales.
Au-delà de leur portée institutionnelle, les élections constituent, estime-t-il, un mécanisme essentiel de redevabilité démocratique. Elles offrent aux citoyens la possibilité d’évaluer le bilan de leurs représentants et de renouveler leur confiance à ceux qui ont répondu à leurs aspirations, ou de choisir d’autres dirigeants lorsque les résultats obtenus ne correspondent pas à leurs attentes.
À travers cette prise de position, le Bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu invite les forces politiques à placer l’intérêt supérieur de la nation au-dessus de leurs divergences. Il réitère, dans le même temps, son appel à la CENI pour que toutes les dispositions nécessaires soient prises afin de préserver le calendrier électoral de 2028 et de garantir aux citoyens l’exercice de leur droit de vote.
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