Le débat autour de la réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo continue de susciter de vives réactions. Cette fois, c’est Fanny Kaj Kayemb, cheffe adjointe du département des finances de l’AFC/M23, qui est montée au créneau pour critiquer sévèrement la position de Félix Tshisekedi, qu’elle accuse d’affaiblir la souveraineté nationale à travers son discours sur la révision de la Constitution.
Dans une déclaration au ton ferme, la cadre de l’AFC/M23 estime qu’évoquer publiquement une réforme constitutionnelle sous l’influence supposée de partenaires étrangers constitue une grave erreur politique.

Selon elle, une Constitution ne peut être perçue comme un simple outil diplomatique ou un mécanisme destiné à satisfaire des intérêts extérieurs. Elle rappelle qu’une loi fondamentale demeure avant tout l’expression de la souveraineté d’un peuple et le socle des institutions d’un État.
Pour Fanny Kaj Kayemb, le véritable danger réside dans la logique qui accompagne cette démarche, elle dénonce une orientation politique qui laisserait croire que les choix institutionnels du pays pourraient être dictés par des exigences internationales.
« Depuis quand la souveraineté d’un État sérieux se négocie-t-elle dans des partenariats ? », s’est-elle interrogée, appelant les dirigeants congolais à bâtir les réformes sur les réalités nationales plutôt que sur des pressions extérieures.

Poursuivant sa charge, elle estime qu’un dirigeant responsable doit défendre les intérêts de son peuple sans préparer l’opinion à accepter des modifications constitutionnelles motivées par des considérations étrangères. Dans ses propos, Fanny Kaj Kayemb accuse également Félix Tshisekedi de donner l’impression que l’architecture institutionnelle de la RDC pourrait être remodelée selon des intérêts politiques du moment ou sous influence extérieure.
Cette nouvelle sortie médiatique intervient dans un contexte marqué par des tensions persistantes entre Kinshasa et l’AFC/M23, alors que la question d’une éventuelle révision constitutionnelle demeure au centre des débats politiques en RDC.




