Les 27 personnes, en majorité des élèves, qui ont péri dans l’incendie survenu jeudi 10 septembre 2026 à Cimpunda à Bukavu, ont été conduites à leur dernière demeure ce lundi 14 septembre. La ville a vécu une journée particulièrement éprouvante, marquée par le recueillement, la douleur et une profonde communion avec les familles endeuillées.
Les derniers hommages ont été rendus à l’Athénée d’Ibanda, dans la commune portant le même nom, en présence des autorités locales, de différentes composantes de la population, des familles des victimes ainsi que d’une importante délégation des autorités de l’AFC/M23, conduite notamment par Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa. La cérémonie a été suivie par l’inhumation des victimes, dans une atmosphère empreinte de tristesse et de dignité.
Particulièrement touchée par la disparition de ces jeunes élèves, la communauté scolaire s’est mobilisée aux côtés des familles. Des enfants qui avaient encore devant eux de nombreux projets et toute une vie à construire ont ainsi été brutalement arrachés à l’affection des leurs. Dans son intervention, le gouverneur de la province du Sud-Kivu sous AFC/M23, Patrick Busu Bwa Ngwi, a assuré que des mesures et des dispositions seraient prises afin de prévenir la répétition d’un tel drame à Bukavu. Il a notamment rappelé que ces enfants nourrissaient des rêves et aspiraient à bâtir leur avenir, avant que le drame ne vienne tout bouleverser.
Prenant également la parole, le coordonnateur de l’AFC/M23, Corneille Nangaa, a annoncé que des mesures seraient envisagées pour mieux protéger la population et éviter que de tels incendies ne provoquent à nouveau de lourdes pertes en vies humaines. Bertrand Bisimwa figurait lui aussi parmi les responsables de l’AFC/M23 présents à cette cérémonie de derniers hommages.
Face à l’ampleur de la tragédie, les autorités ont appelé à la solidarité et à la compassion envers les familles éprouvées. Dans un communiqué publié samedi 12 septembre, le maire de Bukavu avait annoncé que les activités scolaires, commerciales et socioéconomiques du lundi 14 septembre ne débuteraient qu’à partir de midi, afin de permettre à la population de rendre hommage aux victimes et de partager la douleur des familles frappées par ce drame.




