À Bukavu, la saison sèche s’accompagne d’une crise persistante , le manque d’eau potable. Dans plusieurs quartiers de la ville, les robinets sont à sec pendant des jours, voire des semaines, obligeant les habitants à recourir à des solutions alternatives souvent risquées pour leur santé.
Face à cette pénurie, de nombreuses familles se tournent vers des puits artificiels creusés localement. Malheureusement, ces eaux ne sont pas toujours traitées ni contrôlées. Elles peuvent contenir des bactéries, des parasites ou des substances nocives, exposant les populations à des maladies hydriques comme la diarrhée ou le choléra.
D’autres habitants dépendent désormais de l’eau acheminée par des camions-citernes.
Bien que cette solution permette de répondre à un besoin urgent, elle soulève aussi des inquiétudes quant à la qualité de l’eau distribuée et à son coût, souvent élevé pour les ménages à faible revenu.
Dans les quartiers les plus touchés, il n’est pas rare de voir des files de bidons alignés autour des points de distribution.
Les femmes et les enfants passent des heures à attendre leur tour pour s’approvisionner, ce qui perturbe les activités scolaires et économiques.
L’accès à l’eau potable étant un besoin vital, cette situation met en lumière les difficultés d’approvisionnement et les inégalités entre les habitants de la ville.
Plusieurs voix s’élèvent pour demander des mesures urgentes et durables, les défenseurs des droits humains et les acteurs de la société civile proposent des pistes dont parmi les solutions évoquées figurent notamment
la réhabilitation des infrastructures de distribution d’eau,
le contrôle de la qualité de l’eau vendue,
et la sensibilisation de la population sur les méthodes de traitement de l’eau à domicile (ébullition, chloration).
En attendant, les habitants de Bukavu continuent de faire face à une réalité difficile, où accéder à de l’eau potable devient un défi quotidien.
Nos efforts pour entrer en contact avec la Régideso se sont avérés vains.
Gedeon Wilondja Zamukulu




