La protection de l’environnement et la consolidation de la paix constituent deux responsabilités indissociables dans la construction d’une société durable. C’est dans cette perspective que Destin Murhula Kasi, acteur de la société civile de Bukavu, lance un appel à la conscience collective, invitant la population Bukavu et de ses environs à adopter des comportements responsables aussi bien dans la gestion des déchets ménagers que dans la préservation de la cohésion sociale en République démocratique du Congo.
S’agissant particulièrement de la problématique environnementale, cet acteur social exhorte les habitants de Bukavu à faire preuve de civisme dans la gestion des immondices, notamment en période pluvieuse. Il déplore les pratiques consistant à déverser les déchets dans les caniveaux et les collecteurs d’eaux pluviales, des comportements qui compromettent le bon fonctionnement des ouvrages d’assainissement et exposent plusieurs quartiers aux conséquences des inondations.
Pour Destin Murhula Kasi, la gestion des déchets ne saurait être considérée comme une simple question de propreté urbaine. Elle représente un enjeu majeur de santé publique, de protection des infrastructures, de sauvegarde des écosystèmes et de préservation du patrimoine naturel. Il estime ainsi que chaque citoyen doit s’approprier les initiatives de protection de l’environnement et accompagner, par des actes concrets, les efforts des autorités dans la promotion d’une meilleure gestion des déchets.
L’acteur de la société civile attire également l’attention sur les conséquences particulièrement préoccupantes de l’accumulation des déchets dans les ouvrages de drainage et les milieux naturels de Bukavu. Il évoque notamment la présence d’immondices au niveau du barrage de la centrale hydroélectrique de Ruzizi I, une situation qui soulève des préoccupations quant à la protection des installations et à la préservation de leur environnement immédiat.
Il relève par ailleurs que l’obstruction des collecteurs par les déchets favorise le débordement des eaux pluviales, provoquant des inondations, des dégradations de la chaussée et des écoulements anarchiques sur les voies publiques. Ces eaux chargées d’immondices, en poursuivant leur parcours vers le lac Kivu, contribuent également à la pollution du milieu aquatique.
Cette chaîne de pollution constitue une menace pour la biodiversité, particulièrement pour les organismes vivant dans le lac. Les alevins et d’autres espèces aquatiques peuvent être directement affectés par la dégradation de leur habitat et la contamination de leur environnement.
Une réalité qui rappelle que les déchets abandonnés dans les rues ne disparaissent pas , ils poursuivent leur chemin jusqu’aux écosystèmes, où leurs conséquences peuvent devenir particulièrement dommageables.
Face à cette situation, Destin Murhula Kasi plaide pour un changement profond des habitudes, une culture permanente de l’assainissement et une participation effective des habitants aux initiatives communautaires de protection de l’environnement.
Pour lui, préserver Bukavu revient également à protéger le lac Kivu, ses ressources naturelles et les générations futures.
La paix durable, une responsabilité qui dépasse les négociations diplomatiques
Au-delà des préoccupations environnementales, Destin Murhula Kasi inscrit également son engagement dans une réflexion plus large sur la construction de la paix en République démocratique du Congo.
Car une ville où les déchets obstruent les collecteurs, dégradent les routes et polluent les eaux est une ville dont l’avenir écologique est fragilisé.
Destin Murhula Kasi ajoute que l’accumulation des déchets plastiques et autres immondices dans les eaux du lac Kivu constitue également une menace pour le barrage hydroélectrique de Ruzizi I. Entraînés par les eaux de pluie et les cours d’eau, ces déchets peuvent obstruer les grilles de prise d’eau, perturber le fonctionnement des installations et compliquer les opérations de nettoyage et de maintenance des équipements.




