La suspension des activités académiques et para-académiques dans onze établissements publics d’enseignement supérieur et universitaire de Goma, au Nord-Kivu, et de Bukavu, au Sud-Kivu, continue de susciter des réactions au sein de l’opinion.
À Bukavu, l’acteur social Destin Murhula Kasi estime que cette décision est de lourde conséquences pour la jeunesse, dont la formation ne devrait, selon lui, être davantage exposée aux soubresauts des tensions qui traversent l’Est de la République démocratique du Congo.
Dans une interview accordée à POUVOIR FM ce mercredi 16 septembre 2026, Destin Murhula Kasi appelle le gouvernement de Kinshasa à veiller à ce que la jeunesse de l’Est ne soit pas entraînée dans des conflits politiques dont elle ne maîtrise ni les tenants ni les aboutissants. Pour cet acteur social, les différends et affrontements d’ordre politique ne devraient pas compromettre le droit des jeunes à l’éducation.
« On ne peut pas sacrifier l’éducation de nos enfants en se fondant sur des conflits personnels », soutient-il, appelant ainsi à préserver les établissements d’enseignement des conséquences des crises qui dépassent les étudiants.
Destin Murhula Kasi salue, par ailleurs, la décision autorisant les étudiants à poursuivre leur parcours académiques et les encourage à ne pas céder au traumatisme ni au découragement. Il les invite plutôt à faire preuve de maturité, de responsabilité et de détermination face aux circonstances actuelles. À ses yeux, l’enseignement constitue un secteur essentiel au devenir de la société et doit, à ce titre, bénéficier d’une protection particulière plutôt que d’être régulièrement perturbé par les soubresauts du contexte politique et sécuritaire.
À Goma, la mesure concerne cinq établissements, à savoir l’Université de Goma (UNIGOM), l’Institut supérieur de commerce (ISC-Goma), l’Institut supérieur des techniques médicales (ISTM-Goma), l’Institut supérieur des techniques appliquées (ISTA-Goma) et l’Institut supérieur pédagogique (ISP-Goma).
À Bukavu, six établissements sont concernés : l’Université officielle de Bukavu (UOB), l’Institut supérieur de commerce (ISC-Bukavu), l’Institut supérieur des techniques médicales (ISTM-Bukavu), l’Institut supérieur pédagogique (ISP-Bukavu), l’Institut supérieur de développement rural (ISDR-Bukavu) et l’Institut supérieur d’administration et de management (ISAM-Bukavu).
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