Le Bureau de coordination de la Société civile du Sud-Kivu appelle à privilégier la paix, la réconciliation et le règlement à l’amiable dans le différend qui oppose la famille Mufanzala Mukabaha à l’Archidiocèse de Bukavu autour d’un espace faisant l’objet d’un contentieux.
Dans une déclaration rendue publique ce jeudi 10 septembre 2026, le président du Bureau de coordination, Samy Jean Takimbula, a plaidé pour une approche concertée susceptible de prévenir toute escalade de tension.
Au nom du bureau de coordination de la Société civile, porteuse de la voix des sans-voix et défenseure des personnes vulnérables, Samy Jean Takimbula demande au gouverneur de province, Patrick Busu Bwa Ngwi Nshombo, de mettre en place une commission tripartite réunissant le Gouvernorat, l’Archidiocèse de Bukavu et l’Université Catholique de Bukavu (UCB), ainsi que les services techniques compétents, notamment ceux du cadastre, en dialogue avec la succession Mufanzala.
Cette commission aurait pour mission d’examiner sereinement les éléments du dossier, d’établir les faits et de permettre à chaque partie de faire valoir ses droits dans un climat apaisé.
Le bureau de coordination de la Société civile du Sud-kivu insiste particulièrement sur la nécessité de préserver les familles qui résident sur le site, dans l’attente de l’issue des procédures en cours. Elle appelle ainsi à éviter tout déguerpissement susceptible d’intervenir sans que les droits des occupants et les voies de recours prévues par la loi aient été pleinement pris en compte.
Les enfants, les femmes enceintes, les élèves, les personnes vivant avec handicap et, plus largement, les familles vulnérables doivent, selon elle, faire l’objet d’une attention particulière du gouverneur.
Pour la famille Mufanzala, qui affirme être présente sur ce lieu depuis plusieurs décennies, la situation nécessite une intervention responsable des autorités provinciales.
La Société civile considère dès lors que le gouverneur, présenté comme « le parent de tout le monde », peut jouer un rôle déterminant dans la désescalade et la recherche d’une issue consensuelle, dans l’esprit d’un règlement familial et pacifique du différend.
Cette prise de position intervient alors que des opérations de déguerpissement auraient récemment concerné certains vendeurs de planches présents sur le site, tandis que d’autres occupants disent craindre une opération imminente.
Face à cette situation, le Bureau de coordination de la Société civile appelle toutes les parties à la retenue et privilégie le dialogue aux confrontations.
Dans son plaidoyer, le bureau de coordination de la Société civile du Sud-kivu conduite par Samy jean Takimbula qui s’est adressé à la presse locale rappelle enfin à l’Archidiocèse de Bukavu la vocation pastorale et sociale de l’Église, qui doit demeurer un facteur de paix, de réconciliation et de cohésion.
Elle invite ainsi les responsables ecclésiastiques et la famille Mufanzala à privilégier la concertation, afin qu’une solution juste, apaisée et respectueuse des droits de chacun puisse être trouvée, sans fragiliser davantage les familles concernées.
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