A Bukavu, la protection de l’environnement s’impose désormais comme une priorité dans les opérations d’assainissement.
Alerté par la persistance de l’incinération à ciel ouvert des déchets collectés lors des travaux communautaires, le maire de la ville, Dr Nicolas Kyalangalilwa Mulondani, hausse le ton et appelle à l’abandon immédiat de cette pratique fortement polluante, qui contribue à la dégradation de la qualité de l’air et menace le bien-être des populations.
Sur le terrain, le constat demeure préoccupant ,au lieu d’être triés, évacués et acheminés vers des sites appropriés, certains déchets sont encore brûlés sur place, libérant dans l’atmosphère des fumées nocives et des substances toxiques.
Cette pollution atmosphérique constitue un véritable danger pour la santé publique, particulièrement pour les enfants, les personnes âgées et les personnes vulnérables aux affections respiratoires, tout en aggravant la dégradation du cadre de vie urbain.
Face à cette situation, l’autorité urbaine appelle à une responsabilité collective et instruit les chefs de quartiers et d’avenues de renforcer la surveillance et la sensibilisation environnementale. Les déchets issus des travaux d’assainissement doivent être systématiquement collectés, évacués et orientés vers les sites prévus à cet effet, sans recourir au feu comme mode de gestion, afin de préserver la qualité de l’air et de lutter contre la pollution.
Pour le maire de Bukavu, les travaux communautaires doivent contribuer à rendre la ville plus propre, plus saine et plus respectueuse de l’environnement, et non générer de nouvelles sources de pollution.
L’autorité urbaine encourage ainsi chaque citoyen à adopter des comportements écologiquement responsables, rappelant que la protection de l’environnement et la préservation de la santé publique constituent une responsabilité partagée.




