La Synergie des journalistes pour la bonne gouvernance (SJBG-RDC), par la voix de son vice-coordonnateur National , Trésor Kyembwa, a salué l’accompagnement de Search for Common Ground en faveur de la protection du Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB). C’était à l’occasion d’un atelier organisé le 9 octobre 2026 à Bukavu, en collaboration avec le Réseau Espace Climat, réunissant les autorités environnementales, les chefs de groupements et de villages, les leaders communautaires, les acteurs de la société civile et les professionnels des médias autour de la gouvernance environnementale et de la lutte contre l’exploitation illicite des ressources naturelles.
Au nom de la SJBG-RDC, Trésor Kyembwa a souligné l’importance de cette démarche partenariale, tandis que Patrick Cishibanji, coordonnateur national de la SJBG-RDC, a appelé les peuples autochtones et les populations riveraines à s’impliquer activement dans la sauvegarde de ce patrimoine mondial.
Il salue la bravoure de l’equipe de la synergie qui apporté une pierre à l’edifice pour la protection du PNKB et de l’envirronnement au service de tous.
Le Parc national de Kahuzi-Biega, véritable sanctuaire de biodiversité situé dans l’est de la République démocratique du Congo, constitue un patrimoine naturel dont la préservation engage la responsabilité collective des institutions, des communautés riveraines et de l’ensemble des acteurs environnementaux.
C’est dans cette perspective qu’un atelier d’échanges consacré à la gouvernance et à la lutte contre l’exploitation illicite des ressources naturelles au PNKB s’est tenu dans la salle Élisabeth, en commune d’Ibanda, à Bukavu. L’initiative de Search for Common Ground, menée en collaboration avec le Réseau Espace Climat, a placé le dialogue entre les parties prenantes au centre de la recherche de solutions durables aux défis qui pèsent sur le parc.
À l’ouverture des travaux, Johnson Sethy Bafunfembaka, chargé des médias, de la communication et du plaidoyer, représentant le directeur pays de Search for Common Ground, a salué la présence des différentes parties prenantes. Il a invité les acteurs engagés dans la protection de l’environnement et la gouvernance locale à mettre leurs compétences au service d’une mobilisation communautaire responsable. Son appel a particulièrement insisté sur la nécessité de sensibiliser les peuples autochtones et les populations riveraines à la protection du PNKB, de sa faune et de sa flore.
Prenant la parole au nom de la Synergie des journalistes pour la bonne gouvernance, Trésor Kyembwa a salué l’accompagnement de Search for Common Ground, soulignant l’importance de soutenir les initiatives qui rapprochent les communautés, les autorités et les acteurs de l’information autour des enjeux de conservation. Pour la SJBG-RDC, la protection du PNKB nécessite une communication responsable, une sensibilisation permanente et une mobilisation collective afin de faire comprendre aux populations la valeur écologique de ce patrimoine et les conséquences des pratiques qui le fragilisent.
À son tour, Patrick Cishibanji, coordonnateur national de la SJBG-RDC, a lancé un appel aux peuples autochtones et aux populations riveraines afin qu’ils deviennent des acteurs à part entière de la préservation du parc. Il a insisté sur la nécessité de conjuguer les efforts, de renforcer la sensibilisation et de promouvoir une cohabitation responsable entre les impératifs de conservation et les préoccupations des communautés. Cet engagement met en évidence le rôle que peuvent jouer les journalistes dans la diffusion des messages environnementaux et dans la promotion d’une gouvernance fondée sur le dialogue et la responsabilité collective.
Prenant également la parole, Innocent Bayubasire, chef de bureau à la Coordination provinciale de l’Environnement, a exprimé sa reconnaissance envers Search for Common Ground pour son appui à cette démarche. Il a dénoncé les coupes anarchiques d’arbres, l’exploitation illicite des ressources naturelles, le braconnage et les atteintes à l’intégrité du parc. Il a également évoqué les occupations de certaines portions de l’espace protégé et la capture d’animaux sauvages à des fins de mise à mort. Face à ces menaces, il a souligné l’importance d’une vigilance accrue et d’une collaboration renforcée entre les services compétents, les autorités locales et les communautés.
De son côté, Deogratias Aluma, chargé de la communication environnementale au sein du PNKB, est revenu sur les grandes étapes de l’histoire du parc. Il a rappelé qu’en 1937, le site était connu sous l’appellation de réserve intégrale zoologique, avant de devenir le Parc national de Kahuzi-Biega en 1970. Son extension est intervenue en 1975, puis son inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1980 a consacré son importance à l’échelle internationale.
L’intervenant a également rappelé que les fonctions du parc dépassent la seule conservation des espèces animales et végétales. La protection des sols, la préservation de la qualité de l’eau et de l’air, le maintien des équilibres écologiques et la contribution aux cycles naturels comptent parmi les services environnementaux dont bénéficient les populations. Il a ainsi exhorté les acteurs présents à unir leurs efforts pour protéger ce joyau naturel, dont la valeur écologique dépasse les frontières provinciales.
Les échanges ont également porté sur les réponses à apporter aux préoccupations des communautés. Johnson Sethy Bafunfembaka a notamment évoqué l’accès à la terre, l’éducation, la promotion culturelle des peuples autochtones, le développement d’activités génératrices de revenus ainsi que l’amélioration des infrastructures sociales et économiques. Il a souligné que la sensibilisation et la communication environnementale doivent accompagner ces efforts afin de favoriser une approche qui associe la conservation de la biodiversité à la prise en compte des besoins des communautés concernées.
Au terme des travaux, les représentants de la Coordination provinciale de l’Environnement, les chefs de groupements et de villages, les acteurs de la société civile et les professionnels des médias ont pris des engagements consignés dans une feuille de route. Ils ont notamment convenu de vulgariser auprès des communautés locales la feuille de route de 2019 évoquée durant l’atelier, d’élargir la participation des parties prenantes aux activités de sensibilisation et d’intensifier les actions de communication en faveur de la protection du PNKB. Ils ont également appelé Search for Common Ground à poursuivre son accompagnement financier afin de soutenir la continuité de ces initiatives.
Cette démarche a été saluée par les participants, qui ont reconnu l’importance de créer des espaces de concertation entre les institutions, les responsables communautaires, la société civile et les médias. À travers son appui, Search for Common Ground contribue à favoriser le dialogue autour des défis environnementaux et à encourager la recherche de réponses concertées.
La SJBG-RDC, pour sa part, réaffirme l’importance de l’engagement des journalistes dans la sensibilisation du public, la promotion de la bonne gouvernance et la diffusion d’informations susceptibles de soutenir les efforts de conservation.
La protection du Parc national de Kahuzi-Biega ne saurait reposer sur les seules institutions chargées de sa gestion. Elle exige une responsabilité partagée, une mobilisation communautaire durable, le respect des règles de conservation et une attention réelle aux préoccupations des populations.
En saluant l’accompagnement de Search for Common Ground et la collaboration du Réseau Espace Climat, la SJBG-RDC réaffirme que protéger le PNKB, c’est préserver la biodiversité, défendre un patrimoine mondial et transmettre aux générations futures un environnement vivant, équilibré et durable.
Trésor Kyembwa




