Le président du Bureau de coordination de la Société civile du Sud-Kivu, Samy Jean Takimbula, exprime sa profonde consternation à la suite du gigantesque incendie qui a frappé, ce jeudi 10 septembre 2026,
les quartiers Mosala et Buholo-Kasha, dans la commune de Kadutu, à Bukavu. Face à l’ampleur du drame, il adresse ses condoléances les plus attristées à toutes les familles endeuillées et à l’ensemble des personnes affectées par cette catastrophe, tout en appelant à une mobilisation collective en faveur de la prévention des incendies.
Selon un bilan encore provisoire communiqué par des sources locales, au moins 27 élèves auraient perdu la vie, tandis que plus de 500 maisons auraient été réduites en cendres. Deux établissements scolaires, notamment les écoles primaires Ujamaa et Furaha, figurent également parmi les infrastructures touchées. L’incendie, parti du quartier Mosala avant de se propager à Buholo-Kasha, a occasionné d’importantes pertes humaines et matérielles.
L’identification des victimes se poursuit, alors que des ambulances sont mobilisées pour évacuer les blessés vers les structures de soins et les dépouilles vers les morgues. Les circonstances exactes à l’origine du sinistre restent, à ce stade, indéterminées.
Dans ce contexte douloureux, Samy Jean Takimbula salue et remercie vivement toutes les personnes qui se sont mobilisées pour combattre les flammes et porter secours aux victimes. Il rend hommage à tous ceux qui, malgré les risques et les difficultés, ont apporté leur concours pour tenter de maîtriser le feu, sauver des vies et limiter l’ampleur des dégâts. Pour lui, cette solidarité spontanée démontre une nouvelle fois la capacité des habitants de Bukavu à se mobiliser face aux épreuves qui frappent leur communauté.
Au-delà de l’émotion et du deuil, le président de la Société civile du Sud-Kivu invite la population à tirer les leçons de cette tragédie. Il appelle chaque ménage à redoubler de vigilance dans la manipulation et la conservation des dispositifs susceptibles de provoquer des incendies, notamment les produits et équipements explosifs ou inflammables, les carburants, les braseros, les appareils électroménagers ainsi que tout autre engin ou dispositif présentant un risque.
Il insiste également sur la nécessité de protéger particulièrement les enfants en les éloignant des produits inflammables et des sources de chaleur ou de feu.
Samy Jean Takimbula attire, par ailleurs, l’attention sur certaines pratiques à risque devenues préoccupantes, notamment le chargement défectueux des batteries, des téléphones et des équipements solaires, qui peut provoquer des courts-circuits et déclencher des incendies.
Il estime indispensable de renforcer l’éducation de la population sur l’utilisation, l’entretien, le chargement et la conservation de ces appareils. À cet égard, il déplore l’insuffisance des structures et mécanismes permanents de sensibilisation consacrés à la gestion sécurisée des appareils électriques, des engins et des produits inflammables.
Le président du Bureau de coordination de la Société civile plaide également pour une implication beaucoup plus déterminée des autorités compétentes. Il recommande notamment le traçage et la sécurisation des avenues afin de garantir le passage des camions anti-incendie, particulièrement dans les quartiers densément peuplés où l’étroitesse ou l’encombrement des voies peut considérablement retarder les secours.
Il préconise en outre la mise en place d’une équipe permanente de sensibilisation et d’intervention communautaire, chargée d’identifier les situations à risque, de remettre progressivement de l’ordre dans les espaces concernés et d’accompagner les ménages dans l’adoption de comportements plus sûrs.
Alors que les incendies se multiplient à Bukavu depuis le début de la saison sèche, Samy Jean Takimbula estime que la prévention ne peut plus être considérée comme une simple action ponctuelle. Il appelle à une démarche concertée associant les autorités, les services spécialisés, les organisations de la société civile, les établissements scolaires, les médias et l’ensemble de la population, afin de préserver des vies et de réduire les risques.
Pour lui, prévenir aujourd’hui, c’est éviter que le deuil d’une famille ne devienne demain celui de toute une communauté.




