À l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, célébrée chaque 19 août, l’engagement de l’Association d’Appui aux Enfants Marginalisés, AAEM ASBL, mérite une attention particulière. Agir pour l’humanité ne se résume pas à distribuer des biens ou à répondre ponctuellement à une urgence , c’est aussi restaurer la dignité, redonner de l’espoir et offrir des perspectives à celles et ceux confrontés à la vulnérabilité, à la pauvreté, aux déplacements, aux conflits, aux violences, aux épidémies ou encore aux difficultés d’accès à l’éducation.
Depuis 2011, l’AAEM s’inscrit dans cette dynamique avec une vision clairement résumée par sa devise entre autres Amour, Écoute et Partage. Au cœur de son action, un principe demeure notamment chaque enfant mérite d’être protégé, écouté, éduqué et accompagné, quelles que soient les difficultés de son environnement.

L’année 2025 a constitué une période d’engagement humanitaire particulièrement importante pour l’AAEM, notamment face aux difficultés auxquelles étaient confrontées de nombreuses familles dans l’Est de la République démocratique du Congo. Au Sud-Kivu, l’organisation a poursuivi ses actions d’assistance en faveur des enfants et des familles vulnérables, notamment à travers l’aide alimentaire, la prise en charge des frais scolaires et l’approvisionnement de fournitures scolaires.

Mais son intervention dépasse la seule réponse aux urgences ,chaque semaine , l’AAEM reste proche des enfants autour de la protection, de l’éducation, de l’écoute, de l’encadrement et des activités éducatives. Cette présence régulière permet de construire une relation de confiance et rappelle qu’accompagner un enfant, c’est aussi l’encourager, lui apprendre à connaître ses droits, lui transmettre des connaissances et lui faire comprendre qu’il a de la valeur.

L’AAEM accorde également une place importante à la formation et à la sensibilisation, considérées comme des instruments essentiels de prévention et de protection. Des formations sont régulièrement organisées au sein de l’organisation sur différentes questions liées au bien-être des enfants et des communautés, afin de permettre aux enfants, aux jeunes, aux encadreurs et aux personnes concernées de mieux identifier les risques et de savoir comment les prévenir.

Depuis le 13 juillet 2026, l’association mène notamment une campagne consacrée à deux préoccupations majeures notamment ,la prévention des violences sexuelles et la sensibilisation à la maladie à virus Ebola. À travers cette initiative, l’AAEM cherche à donner aux enfants et aux jeunes des connaissances adaptées, à promouvoir des comportements préventifs, à lutter contre les fausses informations et à favoriser des environnements plus sûrs pour les enfants.

La protection de l’enfant passe aussi par la prise en compte de ses besoins spécifiques, particulièrement ceux des adolescentes. C’est dans cette perspective que l’AAEM intègre à ses interventions la distribution de kits hygiéniques réutilisables pour la gestion des menstruations. Dans les familles vulnérables, le coût des produits d’hygiène peut constituer un obstacle susceptible d’affecter la scolarité, l’épanouissement et la participation sociale des jeunes filles.

Au-delà de la distribution de matériel, l’association privilégie également l’information et le dialogue afin de permettre aux adolescentes de mieux comprendre l’hygiène menstruelle, de poser leurs questions dans un cadre respectueux et de considérer les menstruations comme un phénomène naturel, et non comme une source de honte ou d’exclusion. Soutenir ces kits revient ainsi à soutenir à la fois la dignité, la santé, l’éducation et l’autonomie des adolescentes.

L’engagement de l’AAEM a par ailleurs commencé à franchir les frontières de la République démocratique du Congo. En 2025, des étudiants du Cercle estudiantin de l’UNICEF de l’Université Saint-Louis Bruxelles ont salué les initiatives de l’organisation et contribué à faire connaître sa cause à travers leur réseau, tandis qu’une action de communication organisée sur le site Saint-Louis à Bruxelles a permis de présenter l’AAEM et ses initiatives à un public étudiant. La même année, le collectif belge Free Congo a également apporté une visibilité à cette cause.

Pour une organisation communautaire, cette reconnaissance constitue un encouragement et montre qu’une initiative née au niveau local peut trouver des relais au-delà des frontières. Malgré des moyens humains, matériels et financiers limités, l’AAEM poursuit ainsi son travail dans l’accompagnement scolaire, la protection et l’éducation des enfants, l’assistance aux familles vulnérables, les formations, les campagnes de prévention, la lutte contre les violences sexuelles, la sensibilisation sanitaire, l’accompagnement des adolescentes et les activités récréatives et éducatives.
En cette Journée mondiale de l’aide humanitaire, le parcours de l’AAEM rappelle surtout qu’une organisation locale peut devenir un véritable acteur de transformation sociale lorsqu’elle reste proche des communautés. Depuis 2011, l’association poursuit une ambition simple mais profonde celle de protéger, éduquer et accompagner les enfants marginalisés afin qu’ils puissent bénéficier des mêmes chances que les autres. Pour continuer ses formations, ses campagnes de protection et de prévention, ses activités éducatives, son assistance aux familles et son accompagnement des enfants et des adolescentes, l’AAEM a besoin de partenaires, d’associations, d’institutions, d’acteurs humanitaires, de médias et de personnes de bonne volonté.

Son appel est donc une invitation à la solidarité . Soutenir les enfants, soutenir les formations, soutenir les campagnes et soutenir les actions de protection.
Car aider un enfant ne consiste pas seulement à répondre à une difficulté présente ; c’est aussi contribuer à bâtir une génération plus protégée, plus instruite et plus confiante en son avenir. Depuis 2011, l’AAEM avance avec trois mots : Amour, Écoute, Partage. Et derrière ces trois mots, une conviction : chaque enfant compte.
Trésor KYEMBWA




