Une descente effectuée ce mardi 18 août 2026 sur le site ELAKAT, en présence d’un mandataire de la Société Générale d’Alimentation (SGA SARL) et de plusieurs professionnels des médias de Bukavu, a permis de constater physiquement les limites de la concession.
À cette occasion, les documents et le croquis de la parcelle ont été présentés aux journalistes afin de lever toute équivoque sur les superficies concernées.

Selon les éléments présentés, la concession de la SGA couvre un hectare, tandis que les six autres hectares constituent le site ELAKAT relevant de l’État congolais.

Un croquis datant de l’époque coloniale a également été exhibé pour permettre à chacun de distinguer clairement les limites des deux espaces. Ces éléments viennent ainsi apporter des précisions face aux informations contradictoires qui circulent ces derniers jours sur les réseaux sociaux.
La SGA dénonce, à cet égard, ce qu’elle qualifie de fausses informations visant à faire croire qu’elle procéderait à la démolition d’un immeuble appartenant à l’État.

L’entreprise affirme qu’elle se limite à réaliser des travaux de clôture de sa propre concession d’un hectare et réaménagement du bâtiment conformément aux limites qui lui sont reconnues.
Elle appelle donc l’opinion publique à ne pas se laisser entraîner par des récits susceptibles d’alimenter la confusion ou de favoriser des tentatives d’appropriation illégale.
Cette position est également appuyée, selon la SGA, par le règlement du différend devant le Centre d’Arbitrage et de Conciliation du Sud-Kivu, qui venait d’ailleurs de trancher en faveur de l’entreprise.
La société rappelle par ailleurs que le gouverneur du Sud-Kivu, Patrick Busu Bwa Ngwi Nshombo, s’était rendu sur le site il y a environ un mois pour procéder à son installation dans la concession concernée. Pour la SGA, ces différents éléments doivent contribuer à ramener le débat sur le terrain des faits, des documents et du droit, plutôt que sur celui des rumeurs.
Face à ce qu’elle considère comme des manœuvres destinées à fragiliser ses droits, la SGA SARL en appelle à la vigilance de l’opinion et au respect des décisions des instances compétentes. Elle réaffirme ne revendiquer qu’un hectare et demande que cet espace soit protégé contre toute tentative de spoliation ou d’occupation irrégulière.
Dans ce dossier, la société estime que la meilleure réponse aux campagnes de désinformation demeure la vérité des documents, la clarté des limites et le strict respect des décisions rendues par les autorités et les mécanismes de règlement des différends.
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