Le Bureau de coordination de la Société Civile du Sud-Kivu a tenu ce jeudi un point de presse pour exprimer son « profond regret » face à la diffusion de messages de haine, de division et de discrimination sur les réseaux sociaux par certains acteurs se revendiquant de la société civile, des défenseurs des droits humains ou de structures sociales, qu’ils résident à Bukavu ou à l’étranger.
Ces publications, selon le communiqué lu lors de la rencontre, « alimentent des querelles, des tensions et des sentiments d’acharnement » contre les autorités locales et certaines personnalités de la province. Parmi ces acteurs, certains propagent des informations fausses ou non vérifiées, s’invitant même dans la vie privée d’autorités ou de figures reconnues, ce qui « endommage la réputation des individus et crée un climat hostile nuisant à la cohésion sociale« .
Le Bureau rappelle que la société civile ne se résume pas à une « tribune de critique permanente », mais doit incarner responsabilité, éthique et défense des valeurs humaines.
Il dénonce les comportements opportunistes qui détournent l’essence du combat citoyen pour des motifs personnels, comme une émigration facilitée.
Le Bureau de coordination de la société civile du Sud-kivu appele à l’éthique des journalistes et réitère son soutien aux processus de paix .
« En période de guerre, les journalistes ont un rôle crucial, celui d’informer avec responsabilité, sans attiser les tensions ni devenir relais de haine », ajoute Samy TAKIMBULA.
Les journalistes du Sud-Kivu, en tant que composante média de la société civile, sont particulièrement interpellés. Le Bureau de la société civile insiste sur leur rôle crucial en période de guerre , notamment celui d’informer avec responsabilité, sur des faits avérés et dans le respect des normes déontologiques, sans relayer de messages polarisants ou sensationnalistes qui fragilisent le tissu social.
Dans le même élan, le Bureau réitère son soutien aux processus de paix en cours, aux initiatives de dialogue intercommunautaire et à la résolution pacifique des conflits. Il encourage les plateformes de discussion, forums de paix et concertations menées par des institutions comme la CENCO ou les leaders communautaires, prônant le dialogue sincère plutôt que la confrontation en ligne.
Le communiqué déplore spécifiquement le comportement de certains acteurs et journalistes ayant quitté Bukavu, qui, avec des complices sur place, diffusent des messages haineux « prétendument au nom de la population » pour semer la division entre citoyens et autorités.
Le Bureau de coordination de la société civile du Sud-kivu invite ses 14 composantes notamment organisations des femmes, des jeunes, confessions religieuses, médias, syndicats, activistes des droits humains, mouvements citoyens, enseignants, corporations, opérateurs économiques et autres – ainsi que tout citoyen engagé, à faire preuve de responsabilité et de maturité. « L’heure n’est pas à la stigmatisation ou à l’exacerbation des divergences, mais à l’unité d’action pour relever les défis communs« , affirme le texte, bannissant discours de haine, tribalisme, stéréotypes et conflits intercommunautaires.
En conclusion, le Bureau de coordination réaffirme son attachement à la paix, la justice et la coexistence harmonieuse. Il condamne fermement toute propagation de messages haineux ou de désinformation sur les réseaux sociaux et appelle à primer l’intérêt général sur les intérêts personnels pour un Sud-Kivu « pacifique, prospère et uni ».
Rédaction




