Le président de l’Assemblée nationale, le Professeur Vital Kamerhe, a ouvert ce lundi 15 Septembre la session ordinaire de septembre, essentiellement consacrée au budget, dans une atmosphère politique tendue. Au cœur de la plénière : un discours fort, empreint d’humilité, de clarification et d’appel à l’unité.
Face à la fronde d’une partie des députés nationaux, qui ont initié une pétition visant le bureau qu’il dirige, Kamerhe a choisi le ton de l’apaisement. Reconnaissant les critiques, il a qualifié cette initiative parlementaire de légitime, « témoignant de la vitalité de notre démocratie ».
« Il me semble opportun de rappeler que cette initiative devrait être reconsidérée à la lumière des avancées notables enregistrées dans la prise en charge des principales préoccupations soulevées, et aussi au regard du contexte particulier que traverse notre pays », a déclaré le président de la chambre basse.
Il a salué les échanges engagés avec les pétitionnaires, estimant qu’ils ont permis de lever certains malentendus, de corriger des erreurs, et de démontrer la volonté collective d’améliorer le fonctionnement de l’institution.
« Je voudrais ici saluer l’attitude républicaine des honorables députés nationaux, y compris certains parmi les pétitionnaires, qui ont manifesté une vraie volonté de préserver la stabilité de nos institutions et de renforcer la cohésion au sein de l’Assemblée nationale », a-t-il ajouté.
Dans un geste rare en politique congolaise, Vital Kamerhe a présenté publiquement ses excuses :
« S’il y en a parmi vous qui se sont sentis froissés, heurtés ou dérangés par ma conduite ou mes propos, qu’ils daignent accepter l’expression de mes regrets les plus sincères. J’implore leur pardon. »
Enfin, le président de l’Assemblée a recentré le débat sur les attentes pressantes du peuple congolais, appelant les élus à se concentrer sur l’essentiel : la restauration de la paix, l’autorité de l’État, le relèvement du pouvoir d’achat, et l’accès aux services sociaux de base.
Trésor KYEMBWA




